L’expression « fascisme tranquille » peut sembler étrange et paradoxale. Le fascisme n’est-il pas précisément un régime politique violent et brutal, et donc un phénomène étranger à toute forme de tranquillité? Pourquoi utiliser cette expression, plutôt que celle de populisme conservateur, droite identitaire, autoritarisme, extrême-droite, ou fascisme tout court? Ne risque-t-on pas d’utiliser le mot « fascisme » à toutes les sauces, comme une étiquette pour discréditer nos adversaires? Bref, comment faire la part des choses, et expliquer l’émergence du fascisme avec nuance, sans sombrer dans les exagérations?
Du fascisme historique à l’extrême-droite contemporaine
Disons-le d’emblée, le fascisme est un phénomène complexe qui a revêtu plusieurs formes à travers l’histoire, en s’adaptant selon les conjonctures et les contextes locaux. Il y a d’abord eu le « fascisme historique » qui renvoie aux régimes politiques de Benito Mussolini en Italie (1922-1945) et d’Adolf Hitler en Allemagne (1933-1945). Mais il serait naïf de croire que le fascisme serait définitivement mort et enterré après la Seconde Guerre mondiale. Comme le soulignait George Orwell : « Lorsque les fascistes reviendront, ils auront le parapluie bien roulé sous le bras et le chapeau melon ».

Aujourd’hui, le terme couramment utilisé pour décrire les individus, groupes militants et partis politiques ayant des accointances plus ou moins fortes avec le fascisme d’antan est l’expression « extrême-droite ». On désigne ici une nébuleuse politique aux contours floues, partageant des airs de famille liés à l’ethnonationalisme, l’hostilité marquée envers les immigrants, réfugiés, minorités ou « wokes », de même qu’un rapport ambigu à la démocratie. La frange plus « modérée » de l’extrême-droite, qu’on associe aux populistes de droite radicale comme Trump, Bolsonaro, Meloni, Le Pen et compagnie, accepte de jouer selon les règles du système médiatique (pour se dédiaboliser et normaliser ses politiques radicales), et à prendre le pouvoir par les urnes dans les paramètres de la démocratie représentative.
Si cela n’apparaît pas extrémiste ou autoritaire sur le coup, il faut voir qu’une fois au pouvoir, ces partis mettent aussitôt en place des mesures attaquant l’État de droit, la séparation des pouvoirs, les libertés de presse et d’association, ainsi que les droits des minorités jugées comme des menaces à l’identité nationale. Cela prend la forme d’une « démocratie illibérale » ou d’un régime autoritaire conservant des élections, comme en Hongrie sous Viktor Orbán et en Russie sous Vladimir Poutine. Ça reste des démocraties de façade, avec une concentration extrême du pouvoir au sommet de l’État.
Il y a aussi des courants encore plus radicaux au sein de l’extrême-droite, à l’instar de groupes néonazis, les réseaux d’active clubs (clubs de combats), les suprémacistes blancs, les néofascistes, les adeptes de l’alt right, les ultranationalistes, les milices paramilitaires disciples de QAnon, etc. Ces groupes de « droite extrémiste » sont assez marginaux, à l’instar des Proud Boys aux États-Unis, Casa Pound en Italie, le Bloc identitaire en France, Horizon Québec Actuel dirigé par Alexandre Cormier-Denis. Ces groupes diffusent des discours encore plus décomplexés et réactionnaires, prônant les idées de « remigration » (déportation massive d’immigrants) ou la théorie conspirationniste du « Grand Remplacement » par exemple.
Certains se contentent de diffuser leurs idées sur les médias sociaux et des médias indépendants (p. ex. la chaîne Nomos-TV), alors que d’autres n’hésitent pas à organiser des manifestations avec des croix celtiques et des torches, ou encore à commettre des agressions armées contre des immigrants et des militants de gauche, voire des actes terroristes dans des cas extrêmes. L’attentat de la mosquée de Québec de janvier 2017 perpétré par Alexandre Bissonnette, puis l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande commis par Brenton Tarrantat en mars 2019, en sont de tristes exemples.
Si on peut voir des différences notables entre ces deux sous-groupes de l’extrême-droite, au niveau du rejet relatif du système établi et de l’usage de la violence, il existe aussi plusieurs synergies et convergences. Des individus de la droite extrémiste entretiennent souvent des relations avec l’extrême-droite plus mainstream, des groupes néofascistes appuyant ouvertement le parti Reconquête d’Éric Zemmour, par exemple. L’extrême-droite, comme le fascisme d’antan, ne possède pas une liste de caractéristiques nécessaires et suffisantes qu’on pourrait facilement cocher. C’est une affaire de continuum, de spectre et de degrés de radicalité.
Le fascisme comme processus
L’extrême-droite se distingue de la droite économique et du simple conservatisme par son rejet marqué de la démocratie libérale et des valeurs d’égalité liés à la modernité. Elle préconise la restauration de rôles traditionnels, une loyauté forte envers les valeurs du groupe majoritaire, la défense des hiérarchies sociales, le tout avec des mesures plus ou moins autoritaires au nom de la protection de la « Nation ». Lorsque tout cela se consolide sous la forme d’un régime politique mettant en application cette purification de la nation, par une transformation rapide des institutions et l’élimination, l’érosion de l’État de droit et la répression des ennemis intérieurs, c’est à ce moment que le « fascisme » au sens fort du terme fait son apparition.
Cela dit, le fascisme n’est pas un phénomène qui apparaît soudainement, de nulle part, comme un lapin sortant du chapeau d’un magicien. Avant que le fascisme comme régime autoritaire surgisse et s’installe pour de bon, il y a évidemment des mécanismes, des symptômes et des stades préalables qui ont mené à cette radicalisation. C’est pourquoi, il est important de concevoir le fascisme comme « processus », et non pas comme un état définitif et un système politique accompli. Autrement dit, il ne faut pas attendre de voir la construction de camps d’extermination pour se dire : « Ah oui, au fond, c’était peut-être du fascisme ». Comme le cancer, il ne faut pas attendre d’être rendu au stade terminal pour se réveiller et tenter de traiter la maladie.
Le fascisme est donc un processus historique, un mouvement pouvant passer par différents stades en fonction de multiples causes sociales : insécurité économique, perte de repères sur le plan culturel, crise de confiance envers les institutions politiques, technologies numériques qui amplifient les discours d’extrême-droite, violences coloniales, facteurs psychologiques favorisant la diffusion de la « personnalité autoritaire ». Bref, avant de sombrer dans un régime autoritaire ou totalitaire, le fascisme prend d’abord la forme d’une « atmosphère », d’une « ambiance culturelle », d’un ensemble de discours et d’émotions circulant dans l’espace public, construisant un « Nous » sur une identité ethnique rigide, opposée à un « Eux » composé de différents boucs émissaires. On parle alors de « micro-fascisme », de « pré-fascisme » ou de « fascisme tranquille » pour désigner cette condition préalable à l’instauration d’un régime fasciste en bonne et due forme.
Pour étudier le fascisme comme spectre ou processus, on peut se baser sur les travaux de l’historien et politologue Robert O. Paxton, qui distingue cinq stades ou étapes de développement :
1) Émergence : dans un contexte marqué par un désenchantement de la démocratie, un sentiment de déclin ou d’identité nationale menacée, une forme de proto-fascisme apparaît dans certains cercles militants et intellectuels.
2) Enracinement : le mouvement s’enracine à l’échelle nationale en apparaissant de manière plus claire sur la scène publique, dans un contexte d’impasse politique et de forte polarisation.
3) Arrivée au pouvoir : cela peut se produire de bien des manières, mais il arrive souvent que la droite modérée, en essayant à tout prix de contrer la gauche, invite les fascistes à partager le pouvoir à travers le système parlementaire en place.
4) Exercice du pouvoir : le mouvement et ses leaders contrôlent l’État en équilibre avec les institutions publiques, comme la police et les élites traditionnelles telles que le clergé et les magnats de l’économie, avec une forte mobilisation populaire.
5) Radicalisation ou entropie : l’État devient de plus en plus extrémiste, comme l’Allemagne nazie et sa « solution finale », ou glisse vers un régime autoritaire traditionnel, comme l’Italie fasciste.
Comment ces stades se déclinent-ils aujourd’hui? Disons d’emblée qu’aucune société n’est à l’abri du fascisme, et qu’on se tromperait de voir dans l’Italie ou l’Allemagne des « berceaux culturels » de ce phénomène. Si on regarde le monde en 2025 selon cette grille de lecture, on peut voir que les États-Unis depuis le deuxième mandat de Donald Trump se situent quelque part entre le stade 3 et 4. La Hongrie et la Russie sont au stade 4, alors que l’État d’Israël, depuis les attentats du Hamas du 7 octobre 2023, est passé au stade 5 avec le génocide du peuple palestinien.
Si on regarde maintenant le Québec et le Canada, nous pourrions dire que nous étions au stade 1 au début des années 2000. Or, depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, la crise des accommodements raisonnables, la montée du nationalisme identitaire au Québec, le virage populiste de Pierre Poilievre au niveau de la politique fédérale, de même que l’influence massive du chroniqueur Mathieu Bock-Côté au Québec, ces sociétés se trouvent au stade 2 de l’enracinement des idées autoritaires. La circulation des idées, controverses et paniques morales entre la France, le Québec et les États-Unis, de même que l’influence décisive du président Trump sur les politiques économiques et environnementales du Canada sous le gouvernement de Mark Carney, montrent qu’un virage vers la droite dure est bien en cours.
Même le gouvernement de François Legault, qui est en baisse constante dans les intentions de vote depuis 2023, mise sur un virage vers la droite décomplexée pour espérer remonter les sondages depuis l’automne 2025. Entendons-nous bien : je ne dis pas ici que Legault est un « fasciste » que le gouvernement de la CAQ serait d’extrême- droite. Mais le nationalisme conservateur revendiqué par Legault depuis son premier mandat est en train de se radicaliser, et de flirter dangereusement avec certaines politiques autoritaires.

Ainsi, la CAQ a déposé une série de projets de loi (1, 2, 3, 9) liés à l’adoption d’une constitution québécoise, la réforme des syndicats, la réforme de la rémunération des médecins, ainsi qu’un renforcement des mesures de laïcité s’étendant non plus seulement à l’État, mais à l’espace public (prières de rue), les garderies et les universités. Plusieurs articles de lois visent à museler la contestation potentielle des lois devant les tribunaux par les syndicats, groupes communautaires et acteurs des institutions publiques. On s’attaque ici au principe de séparation des pouvoirs en donnant la priorité à la « souveraineté parlementaire », qui pourrait bafouer davantage le pouvoir judiciaire et la Charte des droits et libertés du Québec et du Canada.
Comme l’a souligné le Barreau du Québec dans un communiqué du 13 novembre 2025, cela représente des mesures autoritaires accélérant l’érosion de l’État de droit. Cet entre-deux entre le nationalisme conservateur classique et l’extrême-droite plus assumée, est ce que j’appelle « fascisme tranquille » dans mon plus récent livre. Nous n’avons pas encore basculé dans un régime autoritaire, mais nous sommes bien à risque, et cela exige donc de rester très vigilant et de trouver des nouveaux moyens de s’organiser.
Résister à la vague autoritaire
Il existe de nombreuses manières de résister à cette montée de l’extrême-droite et aux virages autoritaires des gouvernements un peu partout sur le globe. Sur le plan culturel, on peut agir tant sur le plan individuel et interpersonnel, que sur le plan collectif. À l’échelle individuelle, on peut tenter de résister à la diffusion de la personnalité autoritaire à travers nos gestes, nos discours, nos interactions avec nos proches et nos familles.
Par exemple, la journaliste française – Salomé Saqué – préconise le recours aux petites actions, simples, mais indispensables. On peut penser au fait d’informer nos proches, d’apprendre à convaincre une personne qui ne partage pas nos idées par une posture d’écoute, le besoin de se mettre d’accord sur des référents communs, l’utilisation de récits personnels, de la patience et de la bonne foi dans la discussion malgré nos désaccords. On ne peut pas faire ça avec tout le monde, notamment dans nos interactions en ligne. Mais le fait de garder une ouverture au débat avec des interlocuteurs avec qui nous avons des liens de confiance permettrait dans certains cas de déconstruire certains discours autoritaires, de dédiaboliser les gens de gauche, les immigrants ou les minorités, bref en influençant les gens « fâchés, mais pas fachos », pour prendre la formule de Jean-Luc Mélenchon.
Ensuite, cet « antifascisme du quotidien » peut aussi se traduire par des pratiques d’entraide et la création de liens de confiance dans les communautés locales, sur une base initialement non politique. Parler à ses voisins, se partager des outils et des œufs, organiser des fêtes de quartier ou prendre soin de sa ruelle, voilà autant de manières de « faire communauté » et de cultiver le sens de la communauté malgré notre époque fortement polarisée.
Le fascisme prospère dans un contexte d’atomisation sociale et d’individualisme aigu, où des individus se sentant impuissants s’identifient à un chef fort en guise de compensation symbolique. On démonise alors l’Autre et la différence, au lieu de voir des gens « pas tout à fait comme nous » comme d’autres êtres humains, avec qui nous pouvons entretenir des liens et partager beaucoup plus de similarités qu’on le pense. La (re)création de communautés, le travail de care??? et de soin (je dirais plutôt le souci des autres et le soin) au-delà de nos cercles d’ami·e·s sont donc des ingrédients indispensables d’une vie démocratique riche, qui sera moins susceptible de sombrer dans l’autoritarisme quand les choses commenceront à mal aller.
Outre ces pratiques d’entraide et cet « antifascisme du quotidien » à petite échelle, il est impératif de créer d’autres discours, récits et imaginaires face aux narratifs de l’extrême- droite qui circulent depuis une quinzaine d’années. Cela renvoie à la « bataille des idées » et à la « lutte pour l’hégémonie culturelle », c’est-à-dire la confrontation de visions du monde visant à influencer le sens commun, l’opinion publique et l’espace des « idées acceptables » (fenêtre d’Overton) dans la sphère médiatique.
Les idées de la droite conservatrice et de l’extrême-droite, notamment à travers la « guerre culturelle » autour du « wokisme », sont parvenues à imposer leur vision comme étant celle de la « norme » et de la « majorité », voulant ainsi défendre la civilisation, la nation, la démocratie et la liberté d’expression contre la « tyrannie des minorités » et « l’empire du politiquement correct ». Pour contrecarrer ce genre de discours et de cadrages du débat public, il ne suffit pas de déconstruire patiemment chaque argument, de faire du « fact checking » et d’opposer des idées rationnelles. Il faut aussi mobiliser des affects, créer des symboles, mobiliser les représentations collectives, miser sur l’art et la mémoire populaire, afin de fournir une vision du monde capable de s’enraciner et de transformer le sens commun tout à la fois.
Ensuite, pour organiser ces formes de résistances à plus large échelle, il faut combiner deux stratégies distinctes et complémentaires : favoriser la réappropriation du monde numérique, puis la création de coalitions visant à relancer les mobilisations progressistes et démocratiques dans la rue. Sur le premier point, le virage autoritaire de Trump en 2025 et l’appui massif des milliardaires et géants de l’industrie numérique (GAFAM) ont accéléré la prise de conscience en matière d’autodéfense et de souveraineté numérique.
Cela signifie à la fois le besoin de développer des compétences à l’échelle individuelle et organisationnelle en termes de protection de la vie privée, d’auto-hébergement des données, d’adoption de communs numériques et de logiciels libres afin de réduire notre dépendance envers les entreprises américaines et l’administration technofasciste de Donald Trump. Ce n’est pas une simple question d’éthique, mais de nécessité pratique. À l’échelle collective, cela suppose le besoin de se doter de nos propres infrastructures technologiques, non pas en construisant des centres de données Google qui seront alimentés par l’hydroélectricité comme le suggère François Legault, mais en créant des infrastructures numériques libres et démocratiques, basées sur la propriété publique, coopérative, municipale et/ou communale. Tout un chantier doit être exploré en ce sens, dont l’horizon est ni plus ni moins que la rupture avec le capitalisme algorithmique et la dépendance envers la Silicon Valley.
Au niveau de la bataille des idées et des imaginaires maintenant, on peut envisager une stratégie double. Pour les personnes qui le veulent et le peuvent, il faut développer une stratégie d’influence médiatique misant à la fois sur l’infiltration des médias traditionnels, mais aussi la création de médias indépendants et alternatifs. Il faut multiplier et coordonner les influenceurs et influenceuses sur les médias sociaux comme Facebook, Instagram, YouTube et TikTok, par la création de podcasts, de clips vidéos, et de contenus viraux pour contrecarrer les discours d’extrême-droite et diffuser de nouveaux narratifs de gauche. Bien sûr, on avance ici en terrain miné, où les plateformes numériques et les algorithmes jouent souvent en faveur de la droite (et l’extrême-droite). Cela dit, déserter complètement ce terrain consisterait à laisser toute la place à nos adversaires, à ne plus rejoindre les masses, et à se contenter d’un entre-soi militant confiné aux marges.
De façon complémentaire, il s’avère essentiel de miser, autant sinon plus, sur des techniques de mobilisation, de recrutement et de persuasion hors du monde numérique. Trop longtemps, la gauche a été cantonnée à l’activisme en ligne, alors que les liens sociaux et les imaginaires se transforment surtout via la vie quotidienne, les milieux de travail, les pièces de théâtre, la musique, les conversations en personne, etc. Le fait de miser sur l’éducation populaire, le porte-à-porte, les arts et d’autres moyens de rejoindre les gens hors de nos cercles, contribue à cultiver cet « antifascisme du quotidien ».
Enfin, cela ne suffit pas non plus. Il faut encore que la gauche réapprenne à surmonter ses divisions internes, à mobiliser les gens sur des enjeux concrets qui touchent leurs conditions d’existence (coût de la vie, crise du logement, etc.), et à créer des coalitions entre de multiples groupes de la société civile. Avant de penser à influencer ou à transformer la « gauche des urnes » (partis politiques), il importe donc de reconstruire la « gauche de la rue » par la formation de coalitions larges et agiles, entre groupes, collectifs et grandes organisations qui ne pensent pas tous pareil.
Depuis 2025, on assiste d’ailleurs à l’émergence et à la multiplication d’initiatives et de mobilisations, à l’instar de Multitudes, la marche du 8 mars organisée par Mères au front, des événements comme « Contrecarrer l’extrême-droite », la création du Front antifasciste populaire, une grande manifestation des syndicats et groupes communautaires face aux politiques régressives du gouvernement Legault. On assiste ainsi à un bouillonnement, mais qui demande encore un certain niveau de convergence et de clarté. Dans tous les cas, on doit bâtir le radeau en pleine mer, car il n’y a pas de formule magique. C’est en agissant et en luttant qu’on apprend à résister, à transformer nos récits et à gagner.
Lectures complémentaires:
Jonathan Durand Folco, Fascisme tranquille : essai sur la pensée autoritaire au Québec, Montréal, Écosociété, 2025.
Robert O. Paxton, The Anatomy of Fascism, New York, Alfred A. Knopf, 2004.
Salomé Saqué, Résister, Paris, Payot, 2025.
Jason Stanley, Les ressorts du fascisme, Paris, Éliott Éditions, 2022.
Notes:
Jonathan Durand Folco est professeur agrégé en innovation sociale à l’université Saint Paul d’Ottawa, chercheur et auteur de nombreuses publications.
Image d’illustration d’après la photo de Marc Riboud, la fleur au fusil

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