L'Aiguillon, le bulletin d'ATTAC - Spécial 25 ans

Cultiver l'espoir

Bulletin No 77 - Juin 2026

La parole aux membres  

Pour lutter contre l’anxiété et le découragement que génère le contexte politique et environnemental actuel, l’Aiguillon a donné la parole à des membres militants d’Attac. Une question a été posée : « Dans le contexte actuel , vous, qu’est-ce qui vous donne espoir ? » Le bulletin rend compte de la variété de leurs réponses.

Dans le billet du CA, la réponse d’Antoine Cantin (et Léa Renaud) est venue sous forme d’un slam et d’un extrait de poème du XIXe siècle. Ils évoquent le chaos actuel pour souligner ce qui nourrit la haine, mais surtout pour célébrer quelques lueurs discrètes, fragiles, mais qui subsistent. Ce sont les étincelles de l’espoir qui subsistent pour rappeler que l’espoir n’est pas constitué de grands discours, mais de petites attentions. L’espoir refuse la résignation, mais pour qu’il règne il faut le courage de lutter, de résister et de ne jamais se résigner.

Pour Wedad Antonius, ce qui donne espoir c’est de voir des ultrariches prendre conscience des inégalités fiscales qui les favorisent. Elle répond à la question par une entrevue avec Claire Trottier, héritière d’une famille très fortunée. Après des études et une carrière scientifique, en 2019 elle décide de s’impliquer publiquement pour lutter pour plus de justice fiscale. Elle devient présidente de Patriotic Millionnaires Canada, un mouvement fondé par des ultrariches qui soutiennent l’idée de taxer la richesse.
Suite à l’élection de Trump, elle cofonde le collectif Bienvenue pour soutenir les demandeurs d’asile obligés de s’exiler pour des raisons politiques. Devant les menaces et les atteintes à la démocratie, elle lance la fondation Euphrosine dédiée au renforcement de la démocratie et des droits humains. Elle reconnait que beaucoup de gens sont découragés, «… nous sommes dans une période de bascule…»  les choses peuvent changer très rapidement, pour le meilleur et pour le pire. »

Chloé Guillemette répond à la question par  deux  mots pragmatisme et action. Sa recette pour lutter contre l’éco anxiété « s’impliquer dans des actions citoyennes », mais surtout se déplacer en vélo « quand je suis sur mon vélo les meilleures idées surgissent. Pédaler pas seulement pour être active, mais pour rencontrer l’autre. Être ouverte aux autres, toujours active, la tête dans un projet et moteur de changement dans sa communauté. « En bref, déplacements actif et heureux, amitiés de communauté, impact sur ma communauté et relations significatives me donnent de l’espoir. »

Le texte de Pierre Alarie surprend. Suite à la lecture du livre de Nicolas Langelier, Ce qu’on trouve dans la cendre, texte d’un réalisme brutal, qui affirme qu’il « faut mettre fin à l’espoir irréaliste et nostalgique d’un temps révolu qui ne reviendra pas ». Devant un monde qui s’effondre, le déni ou la fuite ne sont pas la solution « il faut parler de courage ou d’engagement », répondre par la joie parce que « la joie ne nous empêche pas d’être lucide. La joie, il s’en dégage abondamment quand on fait communauté dans l’engagement ».

Malgré le constat des inégalités et des incohérences qui déchirent le monde actuel, Francis Waddell veut rester optimiste en regardant ceux qui agissent positivement. En refusant de se laisser gagner par le pessimisme et la démobilisation ambiants, il tourne son regard vers les organismes qui construisent des communautés positives. Ceux qui s’impliquent pour défendre le vivant ou en créant des alternatives anticapitalistes.
Agir ensemble parce que « la beauté du monde ne réside pas seulement dans nos écrans, mais auprès de ceux qui nous entourent ».

 Jean Philippe Viau, professeur d’expérience au niveau primaire, était curieux de savoir comment les jeunes vivaient le climat actuel politique et environnemental. Il leur a demandé d’écrire quel était leur espoir pour leur futur.  Il en a résulté des réponses assez surprenantes pour des jeunes de 5e et 6e année âgés entre 11 à 13 ans d’origine diverse. Ce sont des extraits de leurs réponses qu’il nous présente.

 

Le courage d’espérer

Antoine Tantin et Léa Renaud

Écouter le slam :

Imperceptiblement, le monde se décolore, et dans la fadeur de la bienséance, la haine s’envole une fois encore, dans une infernale déliance (ref).

C’est la violence de la bourgeoisie qui nous laisse béats. C’est quand les États nous attirent sous le feu des fumigènes et qu’ils accusent à tort les masses dans leur sempiternelles rengaines. C’est le peuple en anémie face au capital qui prend du gras. C’est les guerres à ciel ouvert, pour que le lointain capital prospère. C’est les peuples massacrés, mais dont les médias ne parlent jamais. C’est la virulence d’idées misanthropes, et les historiens qui font des syncopes. C’est le fascisme qui ressort d’un vieux placard oublié, et le masculinisme qui surfe sur la vague d’un passé fantasmé. C’est la méritocratie aux abois, et le peuple béat, qui garde le silence, mais refuse la sentence, des nombreux dénis, des droits des démocraties. Et c’est sans parler de l’environnement, mais mettons fin à cette énième litanie du désastre ambulant.

Car au cœur de ce chaos partout célébré subsistent quelques lueurs discrètes. Elles sont fragiles et presque intangibles, parfois même un peu distraites. Elles sont d’une belle simplicité et survivent avec la persistance des gens honnêtes. Ces halos furtifs se nourrissent de cette matière intangible qu’on ne trouve pas dans les réfectoires. Puisant sa source aux origines mêmes de l’espèce humaine, c’est une denrée rare ; un combustible inépuisable qui resurgit même dans les moments les plus noirs de l’Histoire. L’espoir… Ce sentiment dérisoire qui, même quand il ne semble plus y avoir d’échappatoire, te fait espérer survivre au cauchemar.

Ces lueurs que j’aperçois, c’est les étincelles de l’espoir allumant les mèches de la victoire. L’espoir se glisse dans tous les interstices du réel, pour nous rappeler que la vie est belle. Sans pages de Une ni majuscule, il opère à coup d’intentions minuscules et se nourrit de superflu. C’est le sourire d’un inconnu au coin d’une rue, ou le compliment d’un étranger, un cadeau verbal sans contrepartie cachée. C’est une mélodie incongrue, qui nous enchante, un éclat de rire impromptu ou une naissance attendrissante. C’est le gâteau d’un ami, une main sur une épaule démunie, une larme pour autrui, ou porter les courses d’une mamie.  

L’espoir n’est pas composé de grands discours, mais de petites attentions sans tambours. Elles ne changent pas directement la politique, mais petit à petit, ce sont des fanfares qui résonnent aux oreilles des plus sceptiques. L’espoir ne nie pas la noirceur, mais il l’écarte malgré la peur. Il refuse la résignation totale et l’anesthésie d’un mal devenu banal. 

Car pour que l’espoir fasse rage, il nous faut aussi du courage. Le courage de lutter contre la passivité et celui de résister. Le courage de refuser de se battre pour de “nobles” causes avilissantes, et d’éconduire toutes ces guerres si sanglantes. Le courage de parler à des étrangers, et d’admettre leur humanité. Le courage d’admettre ses erreurs et de sortir de la torpeur. Le courage de résister à la haine et de communiquer ses joies ou ses peines. L’espoir unit les cœurs avant les causes, et le courage de la probité est le plus grandiose. L’humanité avance vers la vertu et la lumière, et même si elle trébuche tous les trois pas dans la misère, les bourgeons fleurissent après les plus terribles hivers. 

Alors, gardez espoir et faisons fructifier la frustration, pour faire entendre nos voix à l’unisson, et suivons l’exemple de ce poète, qui après l’amputation relève encore la tête. Et à tous les acteurs de l’espoir, je vous souhaite le bonsoir. 

Invictus (1888) – William Ernest Henley
traduction française

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Antoine Tantin est membre du CA d’Attac Québec depuis 2024, il interroge les inégalités de richesses et les mécanismes de redistribution. Esprit analytique et curieux, il y mêle une touche de poésie rebelle dans sa quête pour un monde plus juste. 


Léa Renaud:  Engagée avec une force tranquille qui transforme sans bruit et soutient sans bravades, Léa est dynamique, lumineuse et rêveuse. Révélée sur la scène du slam de Montréal en 2025, elle déploie une plume sensible et imagée dont la douceur nous berce malgré la difficulté des sujets évoqués. 

Dialogue avec Claire Trottier

Propos recueillis par Wedad Antonius, membre du CA d’Attac Québec.

Claire Trottier siège au Conseil d’administration de la Fondation de la famille Trottier. Héritière d’une famille très fortunée, elle a abandonné une carrière scientifique pour se consacrer à la défense de causes qui lui tiennent à cœur. Elle est cofondatrice du collectif Bienvenue, qui soutient les demandeurs d’asile à Montréal, elle est également présidente du Conseil de Patriotic Millionaires Canada, un mouvement de personnes fortunées qui militent pour une taxation plus juste des grandes richesses. En 2024, elle a aussi lancé la fondation Euphrosine dédiée au renforcement de la démocratie, de la participation citoyenne et des droits humains au Canada. Passionnée de lecture, elle est copropriétaire de la librairie café Joie de livres.

Attac-Québec : Bonjour Madame Trottier. Merci d’avoir accepté cette entrevue qui se veut un antidote au découragement et au cynisme ambiant. À Attac-Québec, nous travaillons sur les mécanismes qui creusent les inégalités et menacent les services publics. Il est donc inspirant de voir une personne privilégiée consacrer autant de temps et d’énergie à des causes comme la justice fiscale, l’accueil des demandeurs d’asile ou la démocratie. Est-ce qu’il y a eu un moment déclencheur ou ces préoccupations étaient déjà présentes chez vous très jeune?

Claire Trottier :  J’ai grandi dans une famille avec des valeurs assez égalitaires. Mes parents croyaient beaucoup en une société plus juste. Je me suis d’abord impliquée en philanthropie de façon plutôt traditionnelle, mais j’ai toujours été intéressée par la politique et les enjeux de justice sociale. L’élection de Trump en 2016 a été un moment important. Je me suis dit que si on ne voulait pas voir ce genre de dynamique se reproduire ici, il fallait s’engager davantage. C’est dans ce contexte qu’est né le collectif Bienvenue, que j’ai cofondé, pour soutenir les demandeurs d’asile arrivant à Montréal suite aux politiques hostiles de Trump. C’était une réponse concrète à la montée de discours xénophobes.
À partir de 2019, je me suis aussi impliquée plus publiquement dans les questions de justice fiscale.

Attac-Québec : Vous êtes aujourd’hui présidente du Conseil de Patriotic Millionaires Canada. Pouvez-vous expliquer ce qu’est ce mouvement?

Claire Trottier : Le mouvement est né aux États-Unis pendant le premier mandat de Barack Obama en 2009. À l’époque, un groupe de riches démocrates se sont mobilisées contre les baisses d’impôts pour les riches héritées de l’ère Bush. Ils estimaient qu’ils devraient se rassembler et travailler de la perspective de personnes riches sur des questions de justice fiscale, pour contrer certains discours qu’on entend sur la place publique.
Depuis, le mouvement s’est internationalisé : il existe maintenant des groupes en Angleterre, en France, en Allemagne, au Danemark, en Autriche et ailleurs. Le Canada s’est inscrit récemment dans cette dynamique mondiale, mais avec des propositions adaptées à notre système fiscal.

Attac-Québec : Qu’est-ce que ce mouvement apporte de nouveau par rapport à la philanthropie dans laquelle votre famille était déjà très impliquée?

Claire Trottier : La philanthropie peut accomplir de belles choses, mais elle repose sur la générosité volontaire des personnes riches. Ce sont elles qui décident des priorités, et cela ne répond pas toujours aux réels besoins de la société…

Attac-Québec : Donc, travailler au niveau politique interne du pays pour changer les choses?

Claire Trottier : Pour changer les choses, mais aussi pour être en lien avec le mouvement international.

Attac-Québec : Quelles mesures concrètes Patriotic Millionnaires propose-t-il ?

Claire Trottier : Nous soutenons l’idée générale d’une taxe sur la richesse. Certaines propositions avancent un impôt de 2 % sur les fortunes de plus de 50 millions, 3 % au-delà de 100 millions, et davantage pour les milliardaires. Il y a aussi la proposition de l’économiste Gabriel Zucman : une taxe minimale de 2 % sur les fortunes dépassant 100 millions. Chaque pays doit toutefois adapter ces mesures à sa propre réalité.

Attac-Québec : Ces propositions semblent très raisonnables et de plus, les sondages montrent qu’une majorité de citoyens appuie ces mesures. Pourquoi est-ce si difficile de les faire adopter?

Claire Trottier : Il y a toutes sortes de facteurs. Changer le statu quo est toujours difficile. Les grandes fortunes disposent d’un accès important à l’espace public et des réseaux puissants : avocats, fiscalistes, comptables, conseillers financiers. Toute une industrie travaille à protéger leurs intérêts. Il existe aussi une fascination pour la richesse. Beaucoup de gens défendent spontanément les très riches, même lorsqu’ils n’en font pas partie.

Attac-Québec : Vos actions incluent des lettres ouvertes, des études, des sondages… Faites-vous aussi des démarches politiques directes?

Claire Trottier : Oui. Nous rencontrons des élus et des fonctionnaires pour présenter et faire valoir nos idées.

Attac-Québec : Avez-vous une oreille attentive des politiciens, ou vous écoutent-ils poliment, et ils s’arrêtent là?

Claire Trottier : Certains politiciens sont très ouverts, d’autres plus hésitants. La porte n’est pas complètement fermée.
Je pense surtout qu’il faut construire un mouvement populaire plus fort. En Angleterre, par exemple, Patriotic Millionaires UK nous offre un modèle intéressant; ils travaillent main dans la main avec des groupes sociaux variés, les équivalents d’Attac-Québec (rire)…  Ils font avancer le discours sur la place publique de façon très importante, ils sont souvent dans les médias et ont un impact politique. Le gouvernement travailliste est vraiment très impopulaire. Il y a eu plusieurs élections dans différents comtés ou le Parti vert a gagné de façon impressionnante, inattendue. Et le Parti vert propose une taxe sur la richesse inspirée vraiment de ce mouvement populaire. Cela montre qu’il est possible de faire avancer ces idées.

Attac-Québec : Encourageant! Plusieurs organisations craignent aujourd’hui que les inégalités deviennent une menace pour la démocratie. Pensez-vous que cette inquiétude soit exagérée?

Claire Trottier : Non pas du tout, ce n’est pas exagéré. En fait, je pense qu’il n’y a pas suffisamment de gens qui comprennent que la concentration de richesse entraîne aussi une concentration de pouvoir. On le voit avec les monopoles dans certains secteurs comme les télécommunications ou l’alimentation. Quand quelques entreprises contrôlent des pans entiers de l’économie, les citoyens paient plus cher et les intérêts privés prennent davantage de place dans les décisions politiques. Depuis une dizaine d’années, la concentration des richesses progresse à un rythme inquiétant. Nous ne sommes pas rendus au niveau des États-Unis, mais nous allons dans cette direction. Il faut réfléchir aux politiques qui alimentent cette dynamique et se demander comment changer de trajectoire.

Attac-Québec : Un argument revient souvent contre la taxation des grandes fortunes : les riches quitteraient le pays, ce qui appauvrirait la société. Que répondez-vous?

Claire Trottier : D’abord, les données ne confirment pas ce scénario. En Norvège, après l’instauration d’une taxe sur la richesse, il n’y a que 30 personnes qui sont parties et les revenus de l’État ont dépassé les prévisions.
Ensuite, quitter un pays n’est pas une décision banale. Cela veut dire laisser sa famille, ses amis, sa communauté, vendre ses biens, payer la taxe de sortie qui a été mise en place pour contrôler l’exode des riches… Tout cela pour ne pas payer un peu plus d’impôts sur une fortune immense, sans impact réel sur le niveau de vie… Parce que 2 % sur une richesse de 100 millions, n’aura pas vraiment d’impact.
Cette attitude me choque parce que je crois qu’il y a une responsabilité collective. Nous vivons collectivement une situation où nous sommes confrontés à plusieurs crises qui se chevauchent. Moi, je veux vivre dans un pays où il y a une prospérité partagée. Je ne veux pas être une personne riche dans un pays pauvre.

Attac-Québec : Certaines personnes répondent aussi qu’elles ne font pas confiance aux gouvernements pour utiliser cet argent correctement, qu’il y a du gaspillage, de la mauvaise gestion…Que subventionner Northvolt, les énergies fossiles ou la défense, ne va pas résoudre le problème des inégalités…

Claire Trottier : C’est une question légitime qu’il ne faut pas ignorer. Mais actuellement, le poids du financement de l’État repose surtout sur la classe moyenne. Dans une perspective de justice, les grandes fortunes devraient contribuer davantage.
Certaines propositions associent d’ailleurs clairement une taxe sur la richesse à des programmes précis. À New York, par exemple, des élus ont proposé de financer les services de garde et le transport collectif grâce à de nouvelles taxes sur les grandes fortunes. Cela permet de rendre les bénéfices plus concrets pour la population.

Attac-Québec : En plus de vos multiples implications, il y a un an, vous avez initié une nouvelle fondation « Euphrosine ».  Quelle est sa mission ?

Claire Trottier :  Cette nouvelle fondation soutien des organismes qui travaillent pour promouvoir la démocratie et les droits humains au Canada. Nous sommes préoccupés par la concentration du pouvoir qui fait que beaucoup de gens ne se sentent pas écoutés, et n’ont pas la possibilité de participer aux décisions qui affectent leur vie. Pour nous, la démocratie, ce n’est pas seulement le vote, c’est la participation citoyenne à la prise de décisions. Nous encourageons la protection et le renforcement de l’espace démocratique qui permet cette participation.

Attac-Québec : Malgré l’ampleur des crises sociales, climatiques et démocratiques, l’espoir et la joie semblent faire partie de votre combat, de votre lutte. Qu’est-ce qui nourrit cet espoir?

Claire Trottier : Je pense qu’il faut croire que le changement est possible, même si on ne sait pas quand il arrivera. L’histoire montre que des transformations profondes peuvent se produire. On peut penser à la période de l’esclavage, une période extrêmement sombre de l’histoire de l’humanité.  L’abolition de ce système, a demandé énormément de temps et de luttes, mais elle a fini par devenir réalité. Je crois qu’il faut penser à long terme tout en continuant d’agir pour changer les choses maintenant. À court terme, il y a certaines avancées qui peuvent se faire, mais si on ne fait rien on n’avancera pas, donc il faut absolument poursuivre le combat.

Attac-Québec : Est-ce le message que vous souhaitez transmettre à nos membres et à nos lecteurs?

Claire Trottier : Oui. Beaucoup de gens sont découragés en ce moment, et c’est compréhensible. C’est vraiment terrible ce qui se passe dans le monde. Mais ce que je me dis, c’est que nous sommes dans une période de bascule qui crée beaucoup d’incertitudes mais aussi beaucoup de possibilités. Les choses peuvent changer très rapidement, pour le pire, ou pour le meilleur. Si nous voulons augmenter les chances que cela change pour le mieux, il faut s’organiser, se mobiliser et poursuivre le combat collectivement.

Attac-Québec : Merci beaucoup pour cette entrevue inspirante et encourageante. Je vous souhaite et nous souhaite du succès dans votre engagement.

Claire Trottier : Merci à vous.

Pédaler avec espoir

Chloé Guillemette

Ce qui me donne de l’espoir ou du calme dans mon écoanxiété, c’est le pragmatisme. En effet, je suis une personne qui s’adapte à toute situation et qui est orientée vers l’action pratique. C’est de cette manière que j’occupe mon corps et mon esprit et que je sens le désir de me réveiller à 7h le matin même durant la fin de semaine. On m’attend quelque part pour une action citoyenne! 

J’aime optimiser mes actions. L’action que je fais le plus c’est me déplacer. Je dois aller au boulot, faire mes courses, faire mon sport, voir mes amis, me rendre à mes comités, admirer le paysage et j’en passe.

Je me déplace en étant active! Je suis donc une cycliste!  Une cycliste optimiste qui optimise. Quand je suis sur mon vélo, mes soucis sont loin et les meilleures idées surgissent. Je sens la liberté à cheval sur ma selle en ne cessant de pédaler vers un point B qui ne se limite pas qu’à se déplacer, mais à voyager. «Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager, c’est se déplacer .»(Alexandra David Neel)

Qui est cet autre? Pour moi, c’est mon voisin, l’automobiliste qui me voit être heureuse sur bicyclette, l’adolescent qui m’entend chantonner, mon ami que je croise et qui partira à l’aventure avec moi pour un instant, un collègue qui me salue de loin. Il faut sortir pour rencontrer. Il faut être là où on est bien, moi je suis bien dehors. Je n’ai pas de contrôle sur cet extérieur et cela est peut-être anxiogène, mais avec mes 28 années vécues j’arrive à éprouver de la reconnaissance de mes expériences malgré les écorchures et les échecs. Je me trouve chanceuse de pouvoir tout simplement voyager dans mon quartier.

Un vélo c’est comme une automobile ça s’entretient. Heureusement l’entretien de ma santé cardiovasculaire se fait déjà dans le déplacement! Pour mon bolide, je me tiens dans les ateliers de vélo où j’y trouve enfin des gens comme moi. Pas nécessairement des écoanxieux, mais des amoureux des moments de transitions actifs et de leur moyen de transport!

Quand je me retrouve au «bike shop» au Cycle 7 se situant dans le Bâtiment 7 à Pointe-Saint-Charles, je me sens immédiatement accueillie. Je travaille sur ma bicyclette et je discute avec les autres bénévoles là pour m’aider lors de la période DIY qu’ils offrent durant la semaine. À force d’y aller, je me suis fait de nouvelles connaissances puis des amis. J’avais un besoin de communauté depuis un certain temps et on y a vite répondu! Les cyclistes aiment aussi les activités simples : pique-niquer au parc, écouter un film en groupe, des ballades improvisées. Des activités qui me donnent espoir en l’humanité, car elles sont simples et ne demandent pas de consommer ou de performer.

Je parlais de pragmatisme plus tôt, alors ce qui m’anime c’est de me mettre les mains à la pâte, les pieds sur les pédales et la tête dans un projet. J’ouvre les yeux le matin en sachant qu’une partie de mon énergie sera mobilisée à cette activité physique et cela me tire du lit et même si l’hiver est dans mon cœur parfois je me sens poussée à bien prendre soin de moi. J’irai parler à un ami, bouger, manger bien, m’impliquer. 

Je suis enseignante dans une école secondaire et je sais qu’aux yeux de plusieurs élèves mon identité se définit par mes valeurs environnementales. En effet, ils savent que je suis cycliste, que je trie leurs déchets, que je prône la simplicité volontaire et que je déteste le gaspillage. J’ai même mis en place des activités environnementales autour du Jour de la Terre du 22 avril. Je me suis sentie remplie d’un sentiment de fierté et d’espoir, car j’étais le moteur de changement dans le petit village de 1600 personnes qu’est mon école. Nous compostons maintenant, car chaque midi quelques élèves et moi aidons les élèves à trier leurs déchets. Nous consignons! Je vais porter les canettes à vélo! Eh oui, un autre symbole d’espoir : LocoMotion. Des petites remorques s’attachant à la selle des vélos et permettant de traîner 100 livres de plaisir tout en restant carboneutre. Ces remorques je les avais conçues avec l’aide d’une équipe en or et les avais assemblées avec mon ancien amoureux, là aussi l’espoir y est. L’espoir qu’à seulement deux on peut faire déjà beaucoup.

Nous sommes dans un monde où l’amour a plusieurs formes et où même on la capitalise. Vivre à deux représente un avantage pour l’épicerie, le logement, mais aussi le soutien émotionnel. On ne vit pas toujours en couple, mais plus souvent en colocation. Cette relation avec quelques obligations et règles demande de se trouver de l’espace. La mienne ne peut se limiter à ma chambre, alors j’ai l’extérieur de l’appartement : je travaille sur ma cour et ma bicyclette m’y attend toujours pour explorer un nouveau coin de Montréal où carrément me rendre quelque part où je me suis invitée. Ma coloc a des valeurs environnementales très admirables et vit simplement. Savoir qu’à deux on lutte ensemble et que nous influençons nos vies et celles de ceux qui nous entourent me donnent de l’espoir.

En bref, déplacements actifs heureux, amitiés de communauté, impact sur ma communauté et relations significatives me donnent de l’espoir.

Chloé est Verdunoise depuis 8 ans quand elle est venue faire ses études en enseignement des mathématiques. Elle s’implique dans des mouvements citoyens depuis que son ancienne flamme lui a présenté le Bâtiment 7. Et les rencontres ont continué et les implications aussi en passant par Demain Verdun, LocoMotion, Le Détour et quelques autres pour finalement découvrir Attac Québec lors de la soirée gala Lobby en 2025. Elle est membre observatrice et participe aux assemblées générales et soirées thématiques. 

L’espoir dans l’engagement

Pierre Alarie

Ce texte je l’écris sous l’élan de réflexions suite à la lecture du livre de Nicolas Langelier, Ce qu’on trouve dans la cendre.  Tout autour de moi, des gens, pourtant sensibilisés à l’urgence climatique, sont sous le choc à sa lecture. Ce texte est d’un réalisme brutal. Il nous met en pleine face la proximité de l’effondrement de la société.

Ce texte m’a fait du bien. Eh oui. Enfin, un auteur qui ose affirmer qu’il faut arrêter de parler d’espoir.  Cet espoir irréaliste, nostalgique d’un temps révolu qui ne reviendra plus.  Cet espoir qui nous mène au désespoir par manque de résultats positifs.  Ça fait des années que je me sens à contre-courant en déclarant que je suis pessimiste devant l’avenir écologique, surtout en ajoutant la montée de l’autoritarisme. On m’a tellement répondu par l’espoir, auquel je devrais croire. Ma réponse était « un pessimiste est un optimiste informé ».  Maintenant, cette lecture me permettra d’affirmer que je suis un réaliste plutôt qu’un optimiste ou un pessimiste.
Réaliste parce que le monde connu va se dégrader et ne reviendra pas. Réaliste parce que le déni ou la fuite n’est pas la solution. À défaut d’espoir, l’auteur nous parle de courage et d’engagement.

Un engagement envers nos communautés. Un engagement guidé par nos valeurs, par nos convictions. « Agir parce que c’est juste, pas parce que c’est efficace. La valeur est là, dans le geste juste, pas dans son résultat ».
Il faudra du courage pour désobéir. « Il faudra apprendre à désobéir. À dire non à ce qui détruit, à ce qui déshumanise, à ce qui nous éloigne les uns des autres ».
Donner du sens dans un monde qui s’effondre. Répondre par la joie. La joie ne nous empêche pas d’être lucide. « Je suis encore vivant, et je choisis d’aimer cette planète, même brisée ».  Et de la joie, il s’en dégage abondamment quand on fait communauté dans l’engagement. « Vivre pleinement ce temps qui reste, en accord avec vos valeurs, en tentant de faire le bien autour de vous » Nicolas Langelier.

PS : En finissant la lecture du livre de Langelier, je me suis précipité à l’écoute du dernier disque de Vulgaires Machins, Contempler l’abîme. Je le recommande fortement pour activer la joie et l’énergie malgré les propos d’effondrement.

Pierre Alarie est un ex-syndicaliste à la retraite. Il suis impliqué dans plusieurs organisations et membre d’ATTAC-Québec depuis une vingtaine d’années .Il s’intéresse particulièrement à la justice sociale et environnementale.

L’espoir d’influencer le monde

Francis Waddell

Se reconnaître comme privilégié dans notre société n’est pas toujours facile. Les barèmes changent, évoluent et surtout, ne sont pas compris de tou.te.s Lorsque nous voyons l’itinérance grimper en flèche au Québec[i] depuis la pandémie et les morts qui y sont directement reliés, nous pouvons facilement comprendre que la majorité de la société est mieux nantie que ces personnes qui dorment dans la rue. Lorsque nous apercevons une personne quitter sa demeure d’une valeur de 1,6 million avec son bateau pour naviguer sur la rivière Richelieu, nous pouvons aussi nous dire que cette personne est plus privilégiée que la classe moyenne descendante et les moins bien nantis. Ensuite, il y a les ultrariches que nous apercevons parfois à la télé ou à l’université puisqu’ils ont donné de l’argent pour construire un nouveau pavillon, par exemple. Cependant, lorsque nous regardons les nouvelles internationales, nous devons admettre qu’ici ce n’est pas parfait, mais qu’il nous reste une paix sociale, une qualité de vie qui n’est pas vécue par 3,6 milliards de personnes sur cette planète[ii]. Les guerres, les réfugié.e.s climatiques, l’Intelligence artificielle et j’en passe, nous guettent, certes, mais nous pouvons encore prendre l’avion à l’aéroport de Montréal pour visiter, découvrir le Portugal ou même, nous évader de notre réalité en payant pour un tout inclus en République dominicaine. Comment garder espoir devant toutes ces réalités et ces incohérences puisque même les plus ancien.ne.s et sages de notre société comme Bernard Derome et Laure Waridel lors d’un entretien à l’UQAM le 22 avril 2025[iii], s’inquiètent de l’avenir qu’offre notre société à leurs enfants et petits-enfants,

Garder espoir et se mobiliser

Comme le mentionnait Marc-André Dufour[iv] : « Pour espérer nourrir une mobilisation positive et massive, il faut d’abord raviver l’espoir.»  C’est sincèrement en ce sens qu’il faut regarder ce qui se passe au Québec et dans les groupes mobilisés, soit pour freiner un projet destructeur du vivant, soit pour réaliser un projet structurant et respectueux de la démocratie et de la vie, ou encore des groupes qui agissent pour revendiquer un monde meilleur. Oui, cela existe au Québec! Ça donne espoir puisque présentement la droite se donne des tribunes et du pouvoir. Cela signifie aussi que la gauche (re)commence à s’organiser devant des menaces, des projets de loi et des projets de société qui vont à l’encontre des valeurs démocratiques dont la société s’est dotée au courant des 60 dernières années. Peut-être que les privilégié.e.s que nous sommes prenions pour acquis que le confort était éternel. Non seulement il faut établir des communautés positives comme le Bâtiment 7, LESPAMAKER (Atelier de fabrication communautaire), les écovillages, les regroupements de citoyen.ne.s, les coalitions comme le Front commun pour la transition énergétique ou la Coalition Québec meilleur mine ou les organismes comme la Ligue des droits et libertés du Québec, les Trovep (Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire), le Mépaq (Monvement régional des organismes volontaires d’éducation populaire). Toutes les personnes qui s’impliquent dans ces organismes me donnent espoir, car c’est le contre-pouvoir qui s’articule en défendant le vivant ou en créant des alternatives anticapitalistes.  C’est entre autres parce que nous ne sommes pas seuls que nous pouvons garder espoir et agir. Il faut rêver et agir ensemble. Il faut comprendre que la beauté du monde ne se trouve pas dans les paris sur le sort et les horreurs du monde[v], la beauté du monde ne réside pas seulement dans nos écrans, mais bien auprès des gens qui nous entourent.

Vivons, créons des communautés solides et soyons le contre-pouvoir!


[i] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2245054/itinerance-montreal-laval-laurentide-rapport

[ii] https://www.inegalites.fr/L-extreme-pauvrete-dans-le-monde-ne-recule-plus

[iii] https://ieim.uqam.ca/remise-des-bourses-stages-scotia-ieim-2025-entretien-bernard-derome-laure-waridel/

[iv] https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2025-05-02/faire-basculer-le-monde-vers-l-espoir.php

[v] https://www.ledevoir.com/economie/techno/946041/paris-ligne-guerres-cours

Francis Waddell est un citoyen engagé dans plusieurs sphères de la société. Il milite pour une transition socio-environnementale afin de léguer un monde durable et plus juste à nos enfants. Il est curieux et aime apprendre et créer. Il est primo-romancier, conférencier, chargé de projet, idéateur de projet et bénévole pour des projets citoyens. Il est membre d’Attac-Québec depuis 10 ans.

La parole aux jeunes

Par Jean Philippe Viau, membre du CA d’Attac

Professeur d’expérience au niveau primaire, Jean Philippe était curieux de savoir comment les jeunes vivaient le climat actuel politique et environnemental. Il leur a demandé d’écrire quel était leur espoir pour leur futur.  Il en a résulté des réponses assez surprenantes pour des jeunes de 5e et 6e année,  âgés entre 11 et 13 ans d’origines diverses. Ce sont des extraits de leurs réponses qu’il nous présente.

Les 6e et 5e années :

Israel, 12 ans, dit : « … J’ai espoir que le monde fera la paix pour devenir gentil et que des maisons et écoles et hôpital soient construit dans les pays pauvre … »

Roméo, 12 ans, dit : « … Mon espoir est d’être YouTuber et m’opposer au racisme pour que tous soient amis… »

Pavit, 13 ans, dit : « … J’ai espoir que les guerres soient choses du passé et que chaque enfant vive dans la sécurité… »

Ekam, 11 ans, dit: « … J’ai espoir que tout le monde mangera et aura accès à l’eau, peu importe le pays ou l’ethnie… »


Les élèves d’accueil (10 à 13 ans)

Jayati, 11 ans, dit : « … J’ai espoir que l’environnement sera réparé, pour notre futur… »

Hanan, 13 ans, dit : « …J’ai espoir que tout le monde change comment ils vivent pour réduite la pollution… »

Alyza, 10 ans, dit : « … J’ai espoir que tout le monde s’aimera dans le futur, plus de haine… »

Navdeep Kaur, 13 and, dit : « … J’ai espoir de finir l’école pour devenir médecin et trouver une cure au cancer. Mes parents sont venus ici pour que j’ai une chance à l’éducation… »

Anesh, 11 ans, dit : « … J’ai espoir qu’on va nettoyer les mers car nous en avons besoins… »

Dikshil, 12 ans, dit : « … J’ai espoir que nous stoppons la coupe des arbres et planter plus car besoin pour respirer… »

Adriano, 13 ans, dit : « … J’ai espoir que tout le monde s’aidera dans le futur car ensemble on va plus loin… »

À voir, à lire, écouter : Initiatives inspirantes

Dans le Bas-Saint-Laurent, un petit réseau informel d’agriculteurs écologiques, anticapitalistes et régionalistes prend forme et tente de s’extraire de l’agriculture industrielle. Ils élaborent un système alimentaire en phase avec le territoire.

Le Devoir, cahier Perpectives, samedi 4octobre 2025.
Paysans solidaires https://www.ledevoir.com/actualites/environnement/922512/reseau-entraide-agricole-ecologique-rimouski?L’écologisme à l’ancienne : https://www.ledevoir.com/actualites/environnement/922509/ecologisme-ancienne?

Mettre en pratique le biorégionalisme :
https://www.ledevoir.com/actualites/environnement/922506/mettre-pratique-bioregionalisme-bas-saint-laurent?

En Alberta, un chanteurlutte contre les mines de charbon. « Corb Luns s’oppose depuis 6 ans aux mines de charbon à la recherche de profits sous les collines de son coin natal et aux politiciens qui leur sont favorables. »   
Le Devoir, samedi 14 et dimanche 15 février 2026, cahier perspective, p.1 à 3.
https://www.ledevoir.com/actualites/956178/chanteur-country-bat-contre-mines-charbon-alberta?

À Montréal. Le chœur à cœur. Chanter pour résister et recréer la solidarité.
Le Devoir, samedi 21 février 2026, cahier B, p.8 : https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/959646/choeur-coeur?

Minneapolis. La résistance s’organise. « Face aux exactions des agents fédéraux, les habitants se sont mobilisés pour défendre leur quartier, leur ville, et leurs voisins ».
Le courrier international no 1840, 5 au 11 février 2026, p.8 et9.

La génération z en colère se révolte. Ils protestent contre le bannissement des réseaux sociaux, la corruption et les inégalités.
https://www.ledevoir.com/monde/asie/915939/quelles-sont-raisons-derriere-revolte-nepal?https://www.ledevoir.com/monde/asie/961113/nepal-generation-z-place-espoirs-legislatives?
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2196762/generation-z-manifestations-onepiece-wb

 Au Québec. Le seconde main fait peau neuve. Pour combattre la surconsommation de vêtements, Renaissance ouvre la Fibre, un atelier et une boutique pour remettre à neuf, vendre et donner une deuxième chance aux invendus.
Le Devoir, jeudi 30 avril 2026 : https://www.ledevoir.com/economie/consommation/976130/boutique-seduire-refractaires-seconde-main

Au Québec. Le vélo en plein essor.  En 2026, le vélo s’impose comme un pilier des transports urbains, 6 cyclistes sur 10, utilisaient le vélo comme moyen de transport pour aller au travail et pour toutes les activités de la vie quotidienne.

Le Devoir, jeudi 30 avril 2026 : https://www.ledevoir.com/actualites/transports-urbanisme/976103/2-7-millions-quebecois-deplacent-velo

Le regroupent d’achats Youville une initiative citoyenne pour bien s’alimenter à petit prix.
https://ici.radio-canada.ca/tele/l-epicerie/site/segments/reportage/2355154/groupes-achats-economiser-entraide
Peu importe le modèle qu’ils choisissent, les collectifs d’achats défont le mythe qu’il faut mettre le gros prix pour manger sainement, localement et frais. » Radio-Canada, 23 avril 2026